Anecdote

Un ancien Président de la République envoyé en prison

 

 

Peut-on voir dans cette affaire, une évolution dans l’esprit de nos Institutions ? Peut-être.
Anecdote : voici en 1983, au nom du Pouvoir Socialiste, une Autorité du Ministère de la justice
a fait retirer par le tribunal le certificat de nationalité française de ma mère. Document qui a été
attribué à ma mère par la Justice trois mois plus tôt.
Réaction au niveau du tribunal : On retire la nationalité française de ma maman.
Probablement mise en difficulté devant cette mesure, une Autorité, au tribunal, va jusqu’à
signer un procès-verbal de remise de documents en nom et place de ma mère. La mesure est
illégale.

Je n’ai pas souvenir que durant sa campagne présidentielle en 1981, monsieur François
Mitterrand avait déclaré qu’il fera retirer la nationalité d’un citoyen français si nécessaire. Cette
mesure est inconstitutionnelle, encore moins, de signer en nom et place d’un individu au niveau
du tribunal. On marche sur la tête.
Ce n’est pas fini.

– Dans mon certificat de nationalité, il est dit que je suis français par ma mère.
Cette Autorité a trouvé que ça ne fait pas assez joli qu’il soit dit que je suis français par ma
mère, alors, elle a fait corriger mon certificat de nationalité par le tribunal pour dire que je suis
français par mon père. Cette mesure est illégale.

Réaction au niveau du tribunal : On refait et on corrige mon certificat de nationalité.

– Je suis français par jugement ; ledit jugement a été délibéré en son temps par une juridiction
française et il n’a jamais été infirmé. Là aussi, cette Autorité va faire supprimer ce jugement de
mes documents officiels. Cette mesure est illégale.

Réaction au niveau du tribunal : On supprime le jugement de mes documents officiels.
Le pire dans cette histoire, c’est de savoir, quand cette Autorité avait pris ces mesures, je suis
sûr qu’elle savait que ces actes étaient illégaux ; mais, elle savait aussi qu’elle ne sera jamais
inquiétée. Ce n’est pas juste.
La question que je me pose : Pourquoi, en 1995, quand Monsieur François Mitterrand avait
quitté le pouvoir, on n’a pas ouvert une enquête sur cette histoire ? Alors que tout le monde
était au courant.

Sans vouloir porter un jugement sur la mesure prise contre l’ancien Président
de la République Nicolas Sarkozy, j’ai l’impression qu’il y a ici, deux poids de mesure.
D’un côté, une Autorité politique de « Gauche » du Ministère de la Justice, au nom du Pouvoir
Exécutif va faire prendre par le tribunal des mesures qui sont contraires à l’esprit de notre
Constitution quant à la séparation des pouvoirs.

De l’autre, un ancien Président de la République de « Droite », qui a probablement fait des
bêtises. Mais lui, une fois parti du Pouvoir, on va l’attaquer en justice.
La balance est le symbole de notre « Justice ».

Ce qui est vraie pour le traitement d’un ancien Président de la République, doit être aussi vraie
pour le traitement d’une Autorité agissant au nom du Pouvoir Exécutif.

 

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